
La voiture électrique Tesla Model S est à présent disponible en pré-réservation pour les canadiens.
Les 200 premiers modèles produits au Canada sont appelés « Model S Signature Series » et seront livrées avec un maximum d’options et de couleurs non disponibles pour le modèle de base, et un pack de batteries de 482 km d’autonomie.
Le prix pour la réserver est de 40 000 dollars, montant qui est remboursable.
La production doit débuter fin 2012.
La voiture électrique prendra de plus en plus de place dans le marché automobile au cours des prochaines années. Après Nissan et Mitsubishi, plusieurs autres constructeurs automobiles commercialiseront des voitures électriques destinées au grand public dans les prochaines années.
Avec l’arrivée de la voiture électrique, tout ce qui gravite autour du domaine automobile subira des transformations importantes, à commencer par le mode de ravitaillement en énergie ou encore l’entretien mécanique.
Une mutation majeure reste encore à s’effectuer pour que l’auto électrique prenne réellement son envol : la perception du consommateur. On croit encore que l’auto électrique est peu performante, limitée en terme d’autonomie et trop chère. Les médias, le gouvernement et plusieurs autres parties prenantes font leur part pour changer cette perception et encouragent le mouvement écologique. Qu’en est-il des compagnies d’assurance automobile?
Voiture Électrique a demandé à Chantal Roussin, directrice marketing chez Banque Nationale Assurances Auto, si son entreprise était prête à l’arrivée de l’auto électrique sur le marché québécois. Nous avons aussi sondé l’intérêt de l’assureur à privilégier les conducteurs de voitures électriques. En voici un compte rendu :
Est-ce que Banque Nationale Assurances est prête à l’arrivée des voitures 100% électriques et offrira-t-elle des escomptes ou offres spéciales pour ses clients actuels et futurs clients?
Oui, nous sommes prêts. Nous avons des normes spécifiques pour ce type de véhicule. Toutefois, les prix sont plus élevés que pour une auto normale ou hybride. Ceci s’explique par la demande inexistante. Lorsqu’il y aura plus de demandes, Banque Nationale Assurances se fera un plaisir de revoir ses normes pour ce type de véhicule afin d’offrir le meilleur prix possible.
La Banque Nationale est-elle intéressée à promouvoir l’assurance auto verte?
Banque Nationale Assurance a été parmi les premiers assureurs au Québec à promouvoir les rabais pour les consommateurs qui roulaient moins et qui se souciaient ainsi de l’environnement. Dans cette optique, nous offrons le rabais « moins vous roulez, moins vous payez ». Ce rabais récompense les conducteurs qui roulent moins de 15 000 km par année. Mais, bien entendu, un conducteur roulant 17 000 km par année paiera moins qu’un conducteur qui fait 25 000 km.
Nous avons fait des analyses et pour un dossier équivalent, un client qui fait 5 000 km par année paiera environ 25 % de moins qu’un client qui fait 25 000 km. S’il roule 15 000 km, le rabais sera d’environ 10 %.
Existe-t-il déjà une offre pour les voitures hybrides au Québec, par exemple pour la Toyota Prius?
Nous savons qu’actuellement, un véhicule hybride coûte plus cher qu’un autre type de véhicule de même catégorie. Chez la plupart des assureurs, comme il s’agit d’un véhicule plus cher, la prime sera plus élevée d’environ 10 %.
Par contre, chez Banque Nationale Assurances, dans l’esprit de récompenser les conducteurs qui font des gestes concrets envers la protection de l’environnement – comme ceux qui roulent peu – nous avons décidé que la tarification des véhicules hybrides serait la même que pour les véhicules qui n’utilisent que de l’essence. Cela fait en sorte que certains propriétaires de véhicules hybrides pourraient payer 10 % de moins que chez un concurrent. Et si en plus ils roulent moins et qu’ils ont un bon dossier de conduite, ils sont certains d’économiser davantage.
Pourrait-on imaginer un moyen de récompenser les conducteurs à la conduite plus écologique?
Tel que nous l’avons mentionné précédemment, nous offrons plusieurs avantages concrets à nos clients qui adoptent une conduite soucieuse de l’environnement, comme notre rabais « Moins vous roulez, moins vous payez ». De plus, le conducteur se récompense lui-même en roulant écologiquement. En prenant moins souvent sa voiture pour se déplacer, en se rapprochant du lieu de leur travail ou encore en privilégiant le transport en commun, les conducteurs sauvent beaucoup d’argent. En plus de réduire leurs factures en essence, ils minimisent l’usure sur leur voiture qui aura besoin de moins de réparations et ils diminuent considérablement les risques d’accident. Ainsi, ils n’auront pas besoin de débourser une franchise et ne subiront pas d’augmentation de leur prime.
Chantal Roussin, merci d’avoir accordé cette interview à AutoElectrique.net.
Note: on voit que les compagnies d’assurance auto comme Banque Nationale Assurances sont sensibles aux enjeux du véhicule électrique, en offrant par exemple des rabais aux conducteurs adoptant des comportements écologiques, bien que concrètement, peu de mesures soient encore mises de l’avant par l’assureur spécifiquement pour l’auto électrique, faute de demande et de compétition. Mais ca va venir puisque le gouvernement du Québec propose jusqu’à 8000 dollars de rabais à l’achat dès le 1er janvier 2012! Ce qui laisse présager une hausse de la demande de la part des consommateurs.

Avec la sortie du budget 2011-2012 du gouvernement hier, une bonne nouvelle est arrivée pour les acheteurs de voitures électriques.
A partir du 1er janvier 2012, l’achat d’une automobile électrique ou hybride rechargeable donnera droit à un montant rabais cash pouvant monter à 8000$. C’est donc bien plus intéressant qu’un simple incitatif fiscal (qui était d’un peu plus de 2000 dollars) puisque la réduction s’applique dès l’achat du véhicule.
Cette nouvelle mesure entrera en vigueur dès le 1er janvier 2012, et ce jusqu’au 31 décembre 2015. Par contre, au plus fort en 2012 à 8000$, la réduction diminuera avec le temps (3000$ en 2015).
Les détails du rabais : (source monvolant/lapresse)
-Nissan Leaf ou Ford focus electrique : 8000 dollars de rabais
-Chevrolet Volt et Mistubishi i-miev: 7769 dollars de réduction
-6385$ pour une batterie de 10kWh et 5000$ pour 4kWh
-Toyota Prius et Honda Civic Hybride : catégorie de consommation dans les moins de 5,27l/100 km, donne droit à seulement 1000 dollars de rabais en 2012, 500$ en 2013, et rien après.
Mais que fait donc la voiture électrique au Québec ? Pas grand chose pour le moment si on compare avec d’autres pays comme la France qui se bougent un maximum et développent plein de choses. On en veut plus dans la belle province ! Peut-être allons-nous bientôt être récompensés.
Hydroquebec qui a déjà investi plus de 100 millions de dollars dans la recherche et développement sur les automobiles électriques, est en train de lancer un programme d’essai de voitures électriques i-Miev en collaboration avec Mitsubishi. Mais le transporteur et distributeur d’électricité québécois a besoin d’aide et lance un appel aux entreprises.
La Toyota Prius, elle, est en cours de test dans la ville de Québec.
Côté batteries lithium-ion, la société Canada Lithium s’apprête à exploiter une nouvelle mine de lithium au Quebec, mais ce ne sera pas avant 2012.
La petite voiture electrique ZENN semble appartenir au passé…
Le petit camion electrique Nemo semble lui éprouver quelques difficultés avec ses dirigeants, selon Canoé.
Un peu de positif avec Voitureselectriques.ca qui se spécialise dans la conversion de vehicules à moteur à combustion (essence) en autos electriques.
Mais un autre espoir vient également du côté de Bolloré avec son usine à batterie à Boucherville, et un investissement de 120 millions de dollars.
Soulignons aussi l’effort de Bombardier Produits Récréatifs avec l’annonce du développement d’un Can-Am Spyder hybride.

Mitsubishi Motors, le constructeur automobile nippon, a récemment annoncé que sa citadine électrique, l’i-MiEV, sera commercialisée au Québec dès le mois de septembre de l’année prochaine. Le véhicule, qui a des traits familiers avec la Yaris de Toyota, est actuellement présent sur les terres canadiennes à l’occasion de la tournée Canada Écolo, qui avait débuté le 17 août dernier à Terre-Neuve et qui se terminera le 13 septembre prochain à Vancouver.
L’i-MiEV, qui signifie « Mitsubishi Innovative Electric Vehicle », connait déjà un certain engouement de la part des Québécois. Patrick Renaud, directeur et gérant des ventes pour Mitsubishi Canada, tarit déjà d’éloges la petite citadine qui a été la source d’inspiration de la C-ZERO de Citroën. Le véhicule, qui peut atteindre une vitesse maximale de 130 km/h, possède une autonomie de 120 km grâce à ses batteries qui peuvent être rechargées à 80 % de sa capacité en seulement en 30 minutes via une borne de recharge rapide.
La maintenance de la petite citadine électrique de Mitsubishi Motors coutera sept fois moins chères qu’une voiture classique roulant à l’essence et elle offrira une expérience de conduite similaire aux véhicules conventionnels. L’i-MiEV, qui est actuellement proposé en Australie et au Japon et qui sera exposée dans le cadre du salon et de la conférence annuelle sur les véhicules électriques 2010, sera vraisemblablement commercialisée aux alentours de 50,000 dollars, comme cela fut le cas en Asie.
Le Québec semble ne pas vouloir prendre du retard dans le domaine de la mobilité électrique et semble tout faire pour y arriver. L’Université Laval de Québec a récemment inauguré un programme qui vise l’évaluation pendant une durée d’un an du comportement de la Prius PHV (Plug-in Hybrid Vehicle) du constructeur automobile Toyota.
Le constructeur nippon a choisi cette province pour faire l’évaluation du véhicule principalement à cause de son climat variable et parfois très rude, ce qui se révèle être idéal pour tester le comportement du véhicule.
Durant cette année d’évaluation, plusieurs conducteurs auront l’occasion d’essayer ce véhicule. Ils devront néanmoins l’utiliser pour effectuer leurs déplacements habituels ainsi que pour remplir toutes les fonctions qui sont proposées par les véhicules conventionnels. Nathalie Normandeau, la ministre des Ressources naturelles, a aussi fait partie des participants à l’ouverture du projet de l’Université Laval, qui réalise depuis quelques années déjà des recherches sur les véhicules électriques, plus précisément sur la consommation d’énergie de ces types de véhicules dans des conditions hivernales.
Le professeur Maxime Dubois, qui est à la tête de ce projet, a précisé que les tests routiers préliminaires de Toyota ont démontré que la Prius hybride possède une autonomie d’environ vingt kilomètres lorsqu’elle fonctionne uniquement à l’électricité. Toujours selon le professeur, ce facteur sera très déterminant, car elle permettra d’œuvrer pour une réduction substantielle des émissions de gaz à effet de serre associées au transport.
Le Québec est de nouveau au centre du développement de la mobilité électrique avec cette fois-ci l’annonce d’un partenariat entre Communauto, Hydro-Québec et Nissan.
Communauto, le premier service d’autopartage au Québec compte incorporer plus d’une cinquantaine de Nissan Leaf à sa flotte de véhicule de location d’ici l’année prochaine. Hydro-Québec, le distributeur d’électricité, sera quant à elle chargée de l’aménagement du réseau de bornes de recharges.
En offrant la Leaf à sa clientèle, Communauto confirme son dévouement pour la protection de l’environnement et du développement de la mobilité durable et saine. Benoit Robert, le président de Communauto, affirme que l’intégration du véhicule toute électrique de Nissan se fera grâce à une collaboration technique très importante entre son entreprise et le CNTA (Centre National du Transport Avancé). L’intégration de ce véhicule à la flotte de Communauto constituera le premier et le plus important parc de voitures en libre-service tout électrique au Canada.
Du côté de la branche canadienne du constructeur nippon, on laisse entendre que le partenariat entre elle, Communauto et Hydro-Quebec a été rendu possible grâce à son protocole d’entente avec le gouvernement et l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec. Mark Grimm, le président de Nissan Canada, affirme que ce partenariat constitue le premier pilier de la création d’une communauté à émission zéro sur les terres canadiennes.
Cependant, rien n’a encore été dit en ce qui concerne le nombre et le placement des bornes de recharge d’Hydro-Québec. Selon Éric Nozière, le vice-président responsable de la stratégie en Amérique du Nord, Hydro-Québec pourrait s’inspirer d’un même type de projet qui sera mis en place à Seattle d’ici la fin de l’année.
Hydro-Québec, qui compte à son actif plus d’une centaine de millions de dollars d’investissement dans le développement des moteurs électriques, a récemment annoncé que son nouveau moteur sera bientôt disponible sur le marché.
Fabriqué par TM-4, une filiale du groupe Hydro-Québec, le nouveau moteur sera principalement destiné aux voitures électriques de Tata Motors. Cette nouvelle fait suite à l’annonce de Tata du début des essais routiers de ses véhicules électriques munis du moteur en question.
Hydro-Québec n’a pas voulu faire beaucoup de bruit autour de la création de son nouveau moteur.
Il faut savoir qu’Hydro-Québec est une société québécoise comptant comme seul actionnaire le gouvernement du Québec. Cette entreprise a comme principale responsabilité la production et la distribution l’électricité, desservant au passage plus de 4 millions de clients.
L’entreprise s’implique aussi dans l’avancement de la mobilité électrique. Elle s’est même associée au lancement, en janvier de cette année-ci, d’un programme pilote concernant l’implantation des véhicules électriques. Le projet, qui débutera en automne, sera fait en collaboration avec les entreprises locales de Boucherville ainsi qu’avec le constructeur automobile Mitsubishi Motors. Le principal objectif de ce programme c’est l’évaluation de l’i-MiEV dans des situations d’utilisation réelles, notamment en conduite hivernale.
Quant au moteur tant attendu, il semblerait qu’elle soit en phase de test en Grande-Bretagne et dans les pays scandinaves.

La société Canada Lithium Corp (CLC) se retrouve au-devant de la scène internationale du Lithium avec l’annonce du développement d’une nouvelle mine de Lithium.
Selon cette société torontoise, si tout se passe comme prévu, l’exploitation de cette mine se fera à partir de 2012.
La CLC, qui est au cœur de la création de ce projet, a précisé qu’à terme, cette mine sera l’une des plus grandes du monde.
Elle pourrait extraire un million de tonnes de minerai par an, soit environ plus de 19 000 tonnes de lithium chaque année.
La principale raison derrière le développement de cette mine c’est l’engouement que les constructeurs d’automobiles électriques et hybrides éprouvent pour le Lithium. La plupart des batteries rechargeables proposées sur les véhicules dites alternatives utilisent cet élément comme matière première. Le directeur général de CLC, Peter Secker, s’est récemment entretenu avec les principaux investisseurs et a aussi tenu à préciser que le projet s’élèvera à la hauteur de 150 millions de dollars, qui seront notamment récoltés à 70 % sous forme de crédit et le reste par la vente d’actions.
Plusieurs facteurs seront déterminants quant à l’implantation de cette mine à ciel ouvert, dont notamment les études de son impact sur l’environnement. Selon Olav Svela, porte-parole de Canada Lithium Corp (CLC), lorsque la mine tournera à plein régime, elle comptera 170 employées et fonctionnera sur une durée de 30 à 50 ans.
Cependant, tout est loin d’être rose pour cette société, car la loi canadienne précise que lorsque les ressources minières seront épuisées, CLC aura l’obligation de prendre entièrement à sa charge la restauration du site.
Qu’est donc devenu le moteur roue d’Hydro-Québec ?
Il semblerait bien que ce soient les Japonais qui ont décidé d’aller de l’avant avec cette technologie (voir la SIM-Drive Luciole).
