Après l’investissement de Vincent Bolloré en 2009 de 120 millions de dollars dans l’usine de Bathium à Boucherville, cette fois c’est le gouvernement du Québec lui-même qui met la main au portefeuille pour soutenir le développement de l’entreprise de batteries.
Québec investit 16 millions de dollars canadiens pour soutenir Bathium Canada, ce qui créera par la même occasion 245 nouveaux emplois en plus des 67 en place à l’heure actuelle.
Selon les estimations, près de 15 000 batteries LMP (Lithium Metal Polymère) devraient être produites à l’usine de Boucherville en 2012.
Google semble poursuivre son engagement vis-à-vis de la mobilité électrique. En effet, le géant de Mountain View a tout récemment annoncé le lancement d’un service de géolocalisation des bornes de recharges. Ce service, qui sera, pour le moment, disponible qu’aux États-Unis, sera accessible via Google Maps, le service de cartographie que propose Google via les navigateurs. Selon les analystes, cet outil pourrait aider à populariser l’utilisation des voitures électriques, vu que les stations de recharges de celles-ci seront mises plus en évidence.
L’initiative de Google consistant à proposer, via Google Maps, la position de toutes les bornes de recharges présentes dans une région, s’enregistre dans le cadre de la vulgarisation des services liés à la mobilité électrique. Le projet que compte lancer prochainement Google sur le territoire États-Uniens a été conçu en partenariat avec le Laboratoire national du Département de l’Énergie Renouvelable. Cette institution, qui s’occupe de recenser les points de recharge sur le territoire américain, a eu pour tâche d’offrir à Google une base de données complète sur la localisation des bornes de recharge, afin que celui-ci puisse passer à son tour cette information aux automobilistes. Ces informations seront régulièrement mises à jour afin de rester en synthèse avec l’évolution et la propagation de ces bornes.
Pour utiliser ce nouveau service, il sera nécessaire à l’automobiliste de taper la commande « ev charging station » dans Google Maps, suivi de la localité souhaitée.
Avec la sortie du budget 2011-2012 du gouvernement hier, une bonne nouvelle est arrivée pour les acheteurs de voitures électriques.
A partir du 1er janvier 2012, l’achat d’une automobile électrique ou hybride rechargeable donnera droit à un montant rabais cash pouvant monter à 8000$. C’est donc bien plus intéressant qu’un simple incitatif fiscal (qui était d’un peu plus de 2000 dollars) puisque la réduction s’applique dès l’achat du véhicule.
Cette nouvelle mesure entrera en vigueur dès le 1er janvier 2012, et ce jusqu’au 31 décembre 2015. Par contre, au plus fort en 2012 à 8000$, la réduction diminuera avec le temps (3000$ en 2015).
-Nissan Leaf ou Ford focus electrique : 8000 dollars de rabais
-Chevrolet Volt et Mistubishi i-miev: 7769 dollars de réduction
-6385$ pour une batterie de 10kWh et 5000$ pour 4kWh
-Toyota Prius et Honda Civic Hybride : catégorie de consommation dans les moins de 5,27l/100 km, donne droit à seulement 1000 dollars de rabais en 2012, 500$ en 2013, et rien après.
Mais que fait donc la voiture électrique au Québec ? Pas grand chose pour le moment si on compare avec d’autres pays comme la France qui se bougent un maximum et développent plein de choses. On en veut plus dans la belle province ! Peut-être allons-nous bientôt être récompensés.
Hydroquebec qui a déjà investi plus de 100 millions de dollars dans la recherche et développement sur les automobiles électriques, est en train de lancer un programme d’essai de voitures électriques i-Miev en collaboration avec Mitsubishi. Mais le transporteur et distributeur d’électricité québécois a besoin d’aide et lance un appel aux entreprises.
Le Québec semble ne pas vouloir prendre du retard dans le domaine de la mobilité électrique et semble tout faire pour y arriver. L’Université Laval de Québec a récemment inauguré un programme qui vise l’évaluation pendant une durée d’un an du comportement de la Prius PHV (Plug-in Hybrid Vehicle) du constructeur automobile Toyota.
Le constructeur nippon a choisi cette province pour faire l’évaluation du véhicule principalement à cause de son climat variable et parfois très rude, ce qui se révèle être idéal pour tester le comportement du véhicule.
Durant cette année d’évaluation, plusieurs conducteurs auront l’occasion d’essayer ce véhicule. Ils devront néanmoins l’utiliser pour effectuer leurs déplacements habituels ainsi que pour remplir toutes les fonctions qui sont proposées par les véhicules conventionnels. Nathalie Normandeau, la ministre des Ressources naturelles, a aussi fait partie des participants à l’ouverture du projet de l’Université Laval, qui réalise depuis quelques années déjà des recherches sur les véhicules électriques, plus précisément sur la consommation d’énergie de ces types de véhicules dans des conditions hivernales.
Le professeur Maxime Dubois, qui est à la tête de ce projet, a précisé que les tests routiers préliminaires de Toyota ont démontré que la Prius hybride possède une autonomie d’environ vingt kilomètres lorsqu’elle fonctionne uniquement à l’électricité. Toujours selon le professeur, ce facteur sera très déterminant, car elle permettra d’œuvrer pour une réduction substantielle des émissions de gaz à effet de serre associées au transport.
Le Québec est de nouveau au centre du développement de la mobilité électrique avec cette fois-ci l’annonce d’un partenariat entre Communauto, Hydro-Québec et Nissan.
Communauto, le premier service d’autopartage au Québec compte incorporer plus d’une cinquantaine de Nissan Leaf à sa flotte de véhicule de location d’ici l’année prochaine. Hydro-Québec, le distributeur d’électricité, sera quant à elle chargée de l’aménagement du réseau de bornes de recharges.
En offrant la Leaf à sa clientèle, Communauto confirme son dévouement pour la protection de l’environnement et du développement de la mobilité durable et saine. Benoit Robert, le président de Communauto, affirme que l’intégration du véhicule toute électrique de Nissan se fera grâce à une collaboration technique très importante entre son entreprise et le CNTA (Centre National du Transport Avancé). L’intégration de ce véhicule à la flotte de Communauto constituera le premier et le plus important parc de voitures en libre-service tout électrique au Canada.
Du côté de la branche canadienne du constructeur nippon, on laisse entendre que le partenariat entre elle, Communauto et Hydro-Quebec a été rendu possible grâce à son protocole d’entente avec le gouvernement et l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec. Mark Grimm, le président de Nissan Canada, affirme que ce partenariat constitue le premier pilier de la création d’une communauté à émission zéro sur les terres canadiennes.
Cependant, rien n’a encore été dit en ce qui concerne le nombre et le placement des bornes de recharge d’Hydro-Québec. Selon Éric Nozière, le vice-président responsable de la stratégie en Amérique du Nord, Hydro-Québec pourrait s’inspirer d’un même type de projet qui sera mis en place à Seattle d’ici la fin de l’année.
Hydro-Québec, qui compte à son actif plus d’une centaine de millions de dollars d’investissement dans le développement des moteurs électriques, a récemment annoncé que son nouveau moteur sera bientôt disponible sur le marché.
Fabriqué par TM-4, une filiale du groupe Hydro-Québec, le nouveau moteur sera principalement destiné aux voitures électriques de Tata Motors. Cette nouvelle fait suite à l’annonce de Tata du début des essais routiers de ses véhicules électriques munis du moteur en question.
Hydro-Québec n’a pas voulu faire beaucoup de bruit autour de la création de son nouveau moteur.
Il faut savoir qu’Hydro-Québec est une société québécoise comptant comme seul actionnaire le gouvernement du Québec. Cette entreprise a comme principale responsabilité la production et la distribution l’électricité, desservant au passage plus de 4 millions de clients.
L’entreprise s’implique aussi dans l’avancement de la mobilité électrique. Elle s’est même associée au lancement, en janvier de cette année-ci, d’un programme pilote concernant l’implantation des véhicules électriques. Le projet, qui débutera en automne, sera fait en collaboration avec les entreprises locales de Boucherville ainsi qu’avec le constructeur automobile Mitsubishi Motors. Le principal objectif de ce programme c’est l’évaluation de l’i-MiEV dans des situations d’utilisation réelles, notamment en conduite hivernale.
Quant au moteur tant attendu, il semblerait qu’elle soit en phase de test en Grande-Bretagne et dans les pays scandinaves.
La société Canada Lithium Corp (CLC) se retrouve au-devant de la scène internationale du Lithium avec l’annonce du développement d’une nouvelle mine de Lithium.
Selon cette société torontoise, si tout se passe comme prévu, l’exploitation de cette mine se fera à partir de 2012.
La CLC, qui est au cœur de la création de ce projet, a précisé qu’à terme, cette mine sera l’une des plus grandes du monde.
Elle pourrait extraire un million de tonnes de minerai par an, soit environ plus de 19 000 tonnes de lithium chaque année.
La principale raison derrière le développement de cette mine c’est l’engouement que les constructeurs d’automobiles électriques et hybrides éprouvent pour le Lithium. La plupart des batteries rechargeables proposées sur les véhicules dites alternatives utilisent cet élément comme matière première. Le directeur général de CLC, Peter Secker, s’est récemment entretenu avec les principaux investisseurs et a aussi tenu à préciser que le projet s’élèvera à la hauteur de 150 millions de dollars, qui seront notamment récoltés à 70 % sous forme de crédit et le reste par la vente d’actions.
Plusieurs facteurs seront déterminants quant à l’implantation de cette mine à ciel ouvert, dont notamment les études de son impact sur l’environnement. Selon Olav Svela, porte-parole de Canada Lithium Corp (CLC), lorsque la mine tournera à plein régime, elle comptera 170 employées et fonctionnera sur une durée de 30 à 50 ans.
Cependant, tout est loin d’être rose pour cette société, car la loi canadienne précise que lorsque les ressources minières seront épuisées, CLC aura l’obligation de prendre entièrement à sa charge la restauration du site.
Le quotidien Le Devoir a mis la main sur un document du Gouvernement du Québec qui prévoit encourager le développement et la commercialisation des véhicules électriques sur les routes québécoises d’ici à 2020.
25 % de voitures électriques sur les routes du Québec n’accaparerait que 2 % du réseau d’électricité d’Hydroquébec, autant dire que c’est quasiment négligeable.
Dès l’automne de cette année Québec va faire la promotion des véhicules électriques et hybrides rechargeables dans la province.
Le gouvernement veut aussi continuer à encourager les fabricants de la belle province comme Zenn, Nemo, Novabus, Paccar, Precicad, Wattman Trains et Bombardier Produits récréatifs.
Quebec prévoit aussi fournir des aides financières aux futurs acheteurs de voitures électriques.
Un réseau de recharge pour les batteries sera mis en place mais pour l’instant on ne sait pas encore si celui-ci sera développé par Hydro-Québec ou par des entreprises privées.